Cornes

Définition et enjeux

aîné J.-H. Rosny,  Les Corneilles

“ Près d'eux, Jacques, avec un regard de bonheur contemplait la perspective.
C'étaient des champs pleins d'ordre, et tous petits, en rectangles. Sur le vert des luzernières, des bêtes à cornes s'engraissaient avec patience; les rondeurs blanches des oies entrecoupaient la couleur sale des moutons; un grêle poulain sautait avec gentillesse. Les sentes blanches, entre les pâturages, étaient comme des lignes tracées à la craie; les céréales tremblant aux légers souffles, perpétuellement variaient leur clair-obscur, semblaient couler et s'enfuir vers la rivière.
”
Source : Gutenberg

Portrait de Salomon Reinach Salomon Reinach,  Description raisonnée du Musée de Saint-Germain-en-Laye… (1889-1894)

“ III. LES DIEUX CORNUS. — Dans l'ancien art asiatique, les cornes sont un attribut de puissance et de commandement 2 ; c'est le souvenir d'une vieille conception zoomorphique 3. Chez les Grecs et les Romains, les divinités cornues sont rares et les cornes de taureau ou de bélier qu'on leur prête parfois sont indiquées par l'art avec un parti pris de discrétion : il en est ainsi pour Jupiter Ammon, Bacchus Hébon, Pan, les Fleuves personnifiés. ”
Source : Gallica

Pierre Boitard,  Histoire naturelle illustrée : rédigée d'après la quatrième édition du Cours élémentaire d'histoire naturelle de feu M. Boitard… (1884)

“ Les cornes servent à faire mille choses utiles ; sa peau fait l'objet d'un grand commerce ; son sang est employé dans la fabrication du bleu de Prusse; ses os, s'ils sont frais, servent à faire de la gélatine, et, s'ils sont secs, à fabriquer du noir animal dont on fait grand usage dans les raffineries de sucre ; sa graisse est un suif recherché ; et enfin sa chair, qui se sale et se fume, peut se garder plusieurs années, et fait, avec la farine, la grande ressource des expéditions lointaines et des villes assiégées. ”
Source : Gallica

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