Pétrarque,
Les Rimes de François Pétrarque
“ Quand le berger voit les rayons de la grande planète tomber à l’endroit où il se repose pendant la nuit, et les pays d’orient s’obscurcir, il se dresse sur ses pieds, et avec sa houlette habituelle, quittant les pâturages, les fontaines et les bois, il ramène doucement son troupeau. Puis, loin des hommes, il jonche sa cabane ou quelque caverne de verts feuillages, s’y couche et y dort sans souci. Ah ! cruel Amour, c’est alors que tu me forces à poursuivre avec plus d’ardeur une bête sauvage que je ne puis atteindre, car elle se dérobe et fuit. ”
