Résumé

Louis J La politique de Guignol : Gnafron & Cie (1876)

LA POLITIQUE DE GUIGNOL. 339
GUIGNOL. — Et vous m'empêcheriez de me banbanner avec ma veste à camargnole, et en culotte courte avec des bas longs, comme du temps de mon grand ?
ARLEQUIN. — Mais, sans doute, citoyen Guignol !
GUIGNOL. — Alors, la maxime d'Henri quatre : « Charbonnier est maître chez lui ! » est pas plus vraie que la « poule au pot » du même monarque ?
POLICHINELLE. — Comme tu le dis, Guignol. Il n'y a de vrai sur la terre que le droit du plus fort, et pour me servir des expressions d'un homme illustre : « La force prime le droit ! »
Source : Gallica

Louis J La politique de Guignol : Gnafron & Cie (1876)

Mais non. Y a pas un chien qui jappe en votre honneur, et vous vous obstinez à escalader les degrés du trône, pour faire censément le bonheur du peuple?
Ah ! vous voulez le bien des Français, comme Louis File-vite
le voulait avant quarante-huit! Nous, R. P. Guignol, frère
Gnafron, soeur Madelon, et tous nos fidèles, nous ne voulons pas
que vous le vouliez.
Vade retrô, Satanas !
Arrière, vous tous qui vous flattez d'êtres les imitateurs du Christ, et qui faites tout le contraire de ce qu'il faisait. Arrière, cléricaux intolérants, routiniers et infaillibles : Jésus était un réformateur.
Source : Gallica

Louis J La politique de Guignol : Gnafron & Cie (1876)

Je crois que vous l'oubliez, maître Gnafron !
— Non pas, bugnasse ! mais ça, c'est ton affaire à toi, à la fenotte, et à M'sieu le curé.
T'es libre, mon garçon, de faire de ton marmot un enfant de choeur et un sémiramisse ; l'école n'est pas fabriquée pour ça, ou autrement c'est plus une école, c'est une église.
— Alors, parce que je serai une « minorité », vous majorité, vous violerez le « droit des minorités », et vous me refuserez un frère de la doctrine chrétienne pour donner l'instruction primaire à mon enfant?
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature