Léon Riotor,
Lyon. Guignol et les canuts lyonnais
(1931)
“ On pourrait croire les discordes finies, à voir ces visages joyeux. Des groupes se forment, des tribuns improvisés haranguent les passants ; les cafés, auberges, guinguettes retentissent de voix éloquentes, d'appels, de compliments et de chansons. Aux Terreaux, un de ces groupes réunissait Laurent Mourguet, sa femme, Chignol et Madelon, Briaffon, enfin le cordonnier Gnafron. — Oh ! que c'est beau ! dit celui-ci montrant l'hôtel de ville orné de feuillages et de girandoles, bien beau, répète-t-il, mais un peu sec. Si nous allions aux Brotteaux ? Le beaujolais y sera d'abonde... ”
