Anatole France,
Les dieux ont soif
(1912)
“ Alors Brotteaux, discrètement, se réfugiait dans l’escalier et, assis sur une marche, tirait de la poche de sa redingote puce son petit Lucrèce, et lisait, à la lueur d’une lanterne, quelques maximes sévèrement consolatrices : « Sic ubi non erimus... Quand nous aurons cessé de vivre, rien ne pourra nous émouvoir, non pas même le ciel, la terre et la mer confondant leurs débris... » Mais, tout en jouissant de sa haute sagesse, Brotteaux enviait au barnabite cette folie qui lui cachait l’univers. ”
