Adolphe Vachet

Résumé

Adolphe Vachet A travers les rues de Lyon (1902)

A l'époque où la Guillotière n'était pas si peuplée, où, par conséquent, les moindres faits étaient des événements, on voyait, à l'extrémité de la rue d'Ossaris, une maison solitaire, dont une façade était peinte en bleu clair représentant un ciel quelconque, et sur ce ciel voletait une nuée d'hirondelles semblant chercher leur nid. Cette maison prit le nom de maison des Hirondelles, le quartier s'appela de même, et par la suite, le boulevard qu'on y créa, pour remplacer l'ancien chemin de ronde, reçut la même dénomination. La maison des Hirondelles existe encore.
Source : Gallica

Adolphe Vachet A travers les rues de Lyon (1902)

Là, il faut admirer le génie des réformateurs. Cette place était sur les bords du Rhône ; en remontant le Rhône, on va en Suisse : la Suisse, c'est la terre hospitalière qui a reçu nos soldats internés ; la Suisse, c'est la patrie de la liberté, c'est la République. Seulement — il y a un tout petit seulement — ce mot Suisse sonnant d'une façon équivoque à certaines oreilles, ou donnant trop facilement prise à de misérables calembours, qui auraient pu déconsidérer les lieux, on poétisa le mot, la Suisse, de son nom latin, devint l'Helvétie, et la place du Consulat la place d'Helvétie.
Source : Gallica

Adolphe Vachet A travers les rues de Lyon (1902)

Primitivement elle est située sur la colline de Fourvière, peu à peu elle descend, traverse la Saône et le commerce s'installe sur la rive gauche de cette rivière, la rue Mercière ou Marchande constate ce fait. La rue Centrale est ensuite percée, puis les rues Impériale et de l'Impératrice, enfin la rive gauche du Rhône devient une ville de cent cinquante mille âmes. Qui sait si un jour, le vrai Lyon, la ville proprement dite, ne sera pas dans ces landes incultes des Brotteaux ou de la Guillotière, si longtemps délaissés et déjà si merveilleusement transformés ?
Source : Gallica

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