Emmanuel Aegerter, La vie de Saint-Just (10e édition… (1929)
“ Saint-Just, lui, venait de monter à cheval pour dissiper le malaise d'une nuit de travail et libérer sa pensée au vent plus vif du matin. Il galopait dans le bois solitaire, et les vagues brumes au ras du sol, les grands arbres baignés de jeune lumière, les feuillages presque transparents, entouraient le jeune cavalier d'un paysage de songe, d'une évocation de forêts élyséennes au tapis d'asphodèles. Il méditait sur les incidents de ces heures nocturnes, et, loin de l'atmosphère fiévreuse du Comité, les menaces et les injures de Collot d'Herbois prenaient pour lui tout leur sens dangereux. ”
