Jacobinisme

Définition et enjeux

Portrait de Paul Réveillère Paul Réveillère,  République rurale (1872)

“ Les exaltés des deux camps identifient la République avec le jacobinisme. Or, le fait est certain : la France abhorre le jacobinisme. Tous les vingt ans croule une monarchie contraire à nos moeurs, à nos aspirations, à nos principes ; les jacobins saisissent le pouvoir, et la France épouvantée se réfugie de nouveau dans la monarchie.
Le jacobinisme et le césarisme, si opposés en apparence, reposent sur une même négation de la liberté : le premier veut le despotisme de la rue ; le second, le despotisme d'un chef prétorien. Tous deux professent pour la centralisation le même fanatisme
”
Source : Gallica

Jean-Baptiste-Germain Fabry,  Monumens de la reconnaissance nationale… (1819)

“ Ainsi circule le jacobinisme, ce dissolvant actif, qui produit sur le corps social les mêmes effets que l'eau-forte produit sur les métaux ; versé sur la société, il en dissout les liens, et ne laisse à la place que des individus isolés, errans dans le monde, comme des voyageurs égarés dans un désert au milieu d'une nuit obscure. Il lance pour toute lumière les mots, liberté égalité, et, au nom de cette liberté, il affranchit l'homme de tous les devoirs religieux, civils et domestiques ; il ne veut reconnoître de supérieurs ni dans la religion, ni dans la société, ni même dans la famille. ”
Source : Gallica

Portrait de Pierre-Joseph Proudhon Pierre-Joseph Proudhon,  Les Confessions d’un révolutionnaire

“ Le jacobinisme se reconnaît à sa nullité philosophique et au vide de sa parole. S’adressant moins à la raison du peuple qu’à ses passions, il l’agite, il ne sait point le faire agir. Mais cette agitation même est le côté utile du jacobinisme : là où le peuple tombe dans l’indifférence, la société est près de périr. ”
Source : Wikisource

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