Madame de Staël,
De l’Allemagne
(1810)
“ Jacobi, qui a tant de raisons de se confier dans la pureté de sa conscience, a eu tort de poser en principe qu’on doit s’en remettre entièrement à ce que le mouvement de l’âme peut nous conseiller ; la sécheresse de quelques écrivains intolérants, qui n’admettent ni modification ni indulgence dans l’application de quelques préceptes, a jeté Jacobi dans l’excès contraire. Quand les moralistes français sont sévères, ils le sont à un degré qui tue le caractère individuel dans l’homme ; il est dans l’esprit de la nation d’aimer en tout l’autorité. ”
