Dubois-Crancé

Définition et enjeux

Portrait de Pierre Larousse Pierre Larousse Grand dictionnaire universel du XIXe siècle

Après la session conventionnelle, Dubois-Crancé fut réélu au conseil des Cinq-Cents et demeura fidèle à ses principes républicains. Sorti du conseil avant le 18 fructidor, il fut appelé aux fonctions d’inspecteur général de l’infanterie, puis au ministère de la guerre en 1799, en remplacement de Bernadotte. Sa courageuse opposition au coup d’État du 18 brumaire lui valut une honorable disgrâce. Il rentra dès lors dans la vie privée et vécut dans la retraite et l’obscurité pendant tout le Consulat et l’Empire, avec la dignité fière qui convenait à l’un des fondateurs de la République.
Source : Wikisource

Blanche-Joséphine de Corcelle Notice et souvenirs de famille (1899)

COUTHON. — Est-il vrai, Dubois-Crancé, que tu te sois opposé à l'attaque de Lyon de vive force et que tu aies insisté pour le blocus ?
DUBOIS-CRANCÉ. — Je suis si certain que mes réponses satisferont la société, que je n'hésite pas un moment à répondre à l'improviste aux questions qui me sont faites. Néanmoins, je ne puis m'empêcher de dire qu'il est douloureux pour moi de voir mon collègue me réduire à subir devant vous une espèce d'interrogatoire sur ma conduite passée.
Source : Gallica

René Bittard Des Portes L'insurrection de Lyon en 1793… (1906)

PRÉCY
Averti de son rappel par la rumeur publique, au camp Montessuy, Dubois-Crancé avait dû se rendre au quartier général de Sainte- Foy et y recevoir communication de la lettre du Comité de Salut public. Devant son désespoir, Couthon fléchit encore et consentit à lui maintenir ses fonctions, sous sa haute direction, à lui Couthon, bien entendu. Dubois-Crancé lui prodigua les termes de sa reconnaissance, ce sentiment ne devait pas durer, car ancien mousquetaire dénonça dans les termes les plus violents à la Convention celui qu'il appelait alors « le plus vertueux des hommes. »
Source : Gallica

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