Résumé

Histoire de Commune-Affranchie… (1843)

Vous savez que depuis long-temps Lyon ne s'est pas montré digne des moyens de mériter un civisme réel ; mais dites au moins dans vous-mêmes que si la ville de Lyon est pestiférée, qu'il y a des médecins qui s'efforcent à éteindre la contagion. Faites faire serment à toute cette assemblée de n'avoir plus envers des hommes cette timidité qui fait qu'on les épargne. Faites, chers Marseillais, que, par vos discours, la ville de Lyon soit une ville martiale.
Source : Gallica

Histoire de Commune-Affranchie… (1843)

Avant ce massacre, des députations lyonnaises étaient allées à trois reprises différentes demander vengeance à la Convention ; et la dernière annonçait, par la douleur et le désespoir dont elle était animée, que si la Convention n'y faisait pas droit, la juste indignation des victimes croirait n'avoir plus d'autres ressources contre le crime que de fondre sur les égorgeurs et les brigands. « L'humanité respire, disaient-ils, mais elle n'est pas vengée. Que Collot avec nos autres assassins soient livrés aux tribunaux, et qu'ils disparaissent tous dans le régime des lois.»
Source : Gallica

Histoire de Commune-Affranchie… (1843)

La municipalité y avait paru et avait fait prêter à la force armée, sur le bûcher civique, le nouveau serment d'égalité et de liberté.
Cette cérémonie servit de signal au ralliement d'une bande d'assassins. Une horde soldée par les secrets ordonnateurs de ces cruautés, une horde passivement féroce se porte, se précipite vers le château de Pierre-Scize, où des prisonniers reconnus innocents attendaient de jour en jour la liberté; une faible garde suffit pour en défendre l'entrée, s'inquiétant peu des efforts que fait le peuple attiré par un spectacle aussi nouveau pour lui.
Source : Gallica

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