Résumé

Albin Gras Deux années de l'histoire de Grenoble… (1850)

Citoyens représentants, Les habitants de la commune de Grenoble n'ont qu'un sentiment, qu'une idée, c'est l'amour de la patrie ; ils voudraient amonceler sur son autel tout l'or, tout l'argent, tous les métaux que renferme, non seulement la République française, mais l'univers entier, non pas pour l'enrichir, elle n'en a pas besoin, ses vertus lui suffisent, mais pour les réduire en fusion, et en former un torrent enflammé qui, plus terrible que la lave qui découle du mont Vésuve, anéantisse dans son cours dévastateur tous les tyrans coalisés contre la liberté de la France.
Source : Gallica

Albin Gras Deux années de l'histoire de Grenoble… (1850)

S'il cherche à dominer, c'est par l'amour de l'ordre et de la justice, par son obéissance aux lois, par son respect pour les autorités légitimes, par sa modération et son attachement à ses devoirs, par ses sacrifices et son dévouement à la patrie. C'est ainsi que pendant le cours orageux de la révolution, les citoyens de Grenoble et du département de l'Isère ont aimé à se distinguer, et, c'est là la seule supériorité qu'ils soient disposés à reconnaître et à souffrir dans les autres.
Source : Gallica

Albin Gras Deux années de l'histoire de Grenoble… (1850)

Citoyens, la commune de Paris doit un compte, il faut qu'il soit rendu.
Une horde de brigands et d'assassins a compromis l'honneur français par les meurtres des 2 et 3 septembre : il faut qu'ils périssent sous le glaive de la loi.
Des tribunes stipendiées prétendent dicter des lois à la Convention, faire fléchir sous leurs clameurs la volonté nationale : il faut qu'elles soient réduites au silence. Une minorité rebelle déploie toute son audace, lutte avec indécence contre le vœu de la majorité : qu'elle émette librement son opinion, mais qu'elle sache céder à la volonté générale.
Source : Gallica

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