Alexandrine Des Écherolles,
Une famille noble sous la Terreur
(1879)
“ Notre petite société passa la journée dans les larmes, car la désolation était dans les coeurs, et l'on se demandait quel serait notre sort. La terreur se faisait sentir jusque dans les retraites solitaires ; nul asile n'en mettait à l'abri ; elle atteignait les lieux les plus reculés; elle frappait à toutes les portes. Comment pourrais-je peindre la terreur? quel pinceau pourra jamais la rendre? Ce mot du moins suffit pour faire comprendre tous les genres de craintes, de sollicitudes et d'angoisses dont il remplissait alors le coeur de l'honnête homme. ”
