José-Maria de Heredia,
Discours de réception à l’Académie française
“ Sa poésie est simple, essentiellement religieuse. Elle monte comme un chant. Il a tout spiritualisé, la nature, l’homme, ses passions, le rêve lui-même. « Il est sans art, » a dit un lettré subtil. Mot profond qui explique ce génie si spontané qu’il semble inconscient. On a souvent opposé l’un à l’autre Lamartine et Victor Hugo. On a même essayé vainement de les comparer. Ils sont tous deux incomparables. Lamartine est l’Aède, le chanteur sacré qu’inspire un Dieu. Victor Hugo est, au sens antique, le Poète, le faiseur de vers par excellence. ”
