Résumé

E. Coppin M. de Lamartine : justice ! (1865)

On pèsera au génie son morceau de pain, la strophe du cœur, les dons de sa royale charité.
On ira jusqu'à l'accuser d'être une des plus grandes célébrités de notre époque, parce qu'il possède toutes les vertus héroïques qui font les grands hommes, les hommes bénis du malheureux et de Dieu, les souffre-douleur de la pensée. L'envie et l'avarice lui en voudront d'être juste et bon ; elles ne lui pardonneront jamais d'avoir dédaigné ce qu'elles recherchaient si avidement : la gloire et les richesses.
Source : Gallica

E. Coppin M. de Lamartine : justice ! (1865)

Oui, M. de Lamartine s'est vu dans différentes positions, pressé par la nécessité, obligé de changer de langage et de mouvement politique, car cet homme a beaucoup vécu, sa vie fut un perpétuel travail, et il s'est trouvé mêlé à presque tous les grands événements politiques de ce siècle.
Que faut-il en conclure après cela ? Lui-même a écrit : « Celui qui n'a pas changé n'a pas vécu, puisqu'il n'a rien appris » Il est donc non-seulement permis de changer en vivant, mais c'est un devoir de conscience. Bien entendu que cette théorie de changement s'applique à l'esprit, mais non au cœur.
Source : Gallica

E. Coppin M. de Lamartine : justice ! (1865)

Il accuse et son siècle et ses chants et sa lyre, Et la coupe enivrante où, trompant son délire, La gloire verse tant de fiel, Et ses vœux poursuivant des promesses fidèles, Et son cœur et la muse et tous ces dons célestes, Hélas ! qui ne sont pas le ciel.
Un des plus grands spectacles qu'il soit réservé de voir dans notre siècle, si fécond en grands événements de toutes natures, c'est la lutte que soutient M. de Lamartine.
Source : Gallica

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