Louis Pillet, Documents inédits sur Jean-Pierre Veyrat (1887)
“ Mon cœur n'attend plus rien, il te salue heureux ; Une larme, il est vrai, roule sur ma paupière, Mais cette larme au moins ce sera la dernière Qu'un souvenir d'amour m'arrachera des yeux. Oh ! que faire en des lieux où l'âme ne respire Qu'un air qui la consume et trompe son délire, Où des regrets amers naissent du sein des fleurs, Où sur les froids sentiers de toute une existence, Avec des rêves d'espérance On ne moissonne que douleurs ? Terre d'exil, adieu ! sans regrets j'abandonne Mes jours semés de pleurs, à la main qui les donne ! ”
