Résumé

Louis Pillet Documents inédits sur Jean-Pierre Veyrat (1887)

Mon cœur n'attend plus rien, il te salue heureux ; Une larme, il est vrai, roule sur ma paupière, Mais cette larme au moins ce sera la dernière Qu'un souvenir d'amour m'arrachera des yeux.
Oh ! que faire en des lieux où l'âme ne respire Qu'un air qui la consume et trompe son délire, Où des regrets amers naissent du sein des fleurs, Où sur les froids sentiers de toute une existence, Avec des rêves d'espérance On ne moissonne que douleurs ?
Terre d'exil, adieu ! sans regrets j'abandonne Mes jours semés de pleurs, à la main qui les donne !
Source : Gallica

Louis Pillet Documents inédits sur Jean-Pierre Veyrat (1887)

Adieu, songe éclipsé des premières amours, Amour, cristal terni par le souffle des jours, Colline où tant de fois j'ai rêvé la tendresse, Quand j'errais sur ta cime, au temps de ma jeunesse, Soupirs, rêves de l'âme, enchantement du cœur, Ivresse de l'espoir, délire, amour, bonheur, Adieu ! C'est bien assez qu'en passant sur la terre Une larme pour vous échappe à la paupière !.
Source : Gallica

Louis Pillet Documents inédits sur Jean-Pierre Veyrat (1887)

Longtemps j'ai poursuivi des vœux de mon délire Ce bien qu'on nomme amour et qu'a chanté ma lyre, Et longtemps dans la coupe où s'abreuvait mon cœur Je n'ai rencontré rien. qu'amertume et douleur.
J'ai trop rêvé d'amour pour croire à l'espérance, J'ai trop vécu déjà pour chérir l'existence.
Allons où sont allés tous mes brûlants soupirs, Où le temps dans les cœurs n'a plus de souvenirs, Où le cours du sommeil n'est pas troublé de songes, Où l'espérance au moins est pure de mensonges, Allons. où va ma lyre, où sont allés mes chants, Si c'est la mort.
Source : Gallica

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