Jules Philippe, Les poètes de la Savoie (1865)
“ Mais, comme l'excès tue le succès vrai et durable, l'œuvre première de Veyrat a presque disparu, et il ne reste de lui que les cris déchirants échappés de son âme dans la seconde période de sa vie. Ici, le poète se montre sous un tout autre aspect : la satire a fait place à-la poésie lyrique, seule propre à rendre les plaintes d'un cœur souffrant. Dans la Coupe de l'exil, le poète apparaît dans toute son immense douleur; comme Mouthon, mais avec un talent de beaucoup supérieur, il frappe rudement sa poitrine, il s'abreuve de repentir, il met à nu les plaies de son cœur. ”
