Jules Philippe

Résumé

Jules Philippe Les poètes de la Savoie (1865)

Mais, comme l'excès tue le succès vrai et durable, l'œuvre première de Veyrat a presque disparu, et il ne reste de lui que les cris déchirants échappés de son âme dans la seconde période de sa vie. Ici, le poète se montre sous un tout autre aspect : la satire a fait place à-la poésie lyrique, seule propre à rendre les plaintes d'un cœur souffrant. Dans la Coupe de l'exil, le poète apparaît dans toute son immense douleur; comme Mouthon, mais avec un talent de beaucoup supérieur, il frappe rudement sa poitrine, il s'abreuve de repentir, il met à nu les plaies de son cœur.
Source : Gallica

Jules Philippe Les poètes de la Savoie (1865)

Quoi ! je méconnaîtrais la divine puissance En qui seule j'espère un terme à ma souffrance?
Oh! non! doute cruel, tu m'obsèdes en vain; Non, jamais ton poison n'a pénétré mon sein.
Oui, quand je pense, ami, que l'âme est immortelle, Qu'on se revoit aux cieux, la mort me semble belle!
La mort, cher Faldoni, la mort, venant de toi, Ne pourra m'accabler, je la vois sans effroi.
La mort, c'est le sommeil que cherchent nos paupières, Nos rêves de bonheur, la fin de nos misères.
Oh ! ne différons plus ce moment souhaité, Jouissons des vrais biens et de l'éternité.
Source : Gallica

Jules Philippe Les poètes de la Savoie

Quand, voguant sur les flots de ce lac enchanté.
Tu célébrais la nuit, l’amour et la beauté !
Gloire à ton nom ! et gloire à ton génie !
Le chêne et le laurier croissent dans ma patrie !
Puissent ces lieux, témoins de tes premiers beaux jours,
T’inspirer quelques vers sur le même rivage !
— Et le double aviron m’éloignant de la plage,
Je chantais, de sa muse invoquant le secours ;
Zéphyrs du soir, emportez ma nacelle,
L’air est si pur et la nuit est si belle !
(Le Luth des Alpes.) IV
MA NACELLE
Viens, ô viens avec moi sur la mer azurée.
Source : Wikisource

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