Florimond Levol, Fleurs de toutes les saisons : poésies (1865)
“ Mais ce faible talent, fleur du ciel, triste don, Que le siècle flétrit, qui meurt dans l'abandon, Voisin d'autres talents dont la gloire l'inspire, Peut avec leur secours reprendre son empire ! Surtout s'il sait grandir avec l'esprit humain, Et jusqu'au fond des cœurs se rouvrir un chemin. Quand tout, autour de lui, l'anime et le seconde, Il n'est pas de sujet que sa main ne féconde; Comme l'eau de la source, il doit croître à son tour, Enrichi du tribut des ruisseaux d'alentour. Aux vers que l'on rejette avec trop d'amertume Il faut que, de nouveau, le siècle s'accoutume. ”
