Résumé

Florimond Levol Fleurs de toutes les saisons : poésies (1865)

Mais ce faible talent, fleur du ciel, triste don, Que le siècle flétrit, qui meurt dans l'abandon, Voisin d'autres talents dont la gloire l'inspire, Peut avec leur secours reprendre son empire !
Surtout s'il sait grandir avec l'esprit humain, Et jusqu'au fond des cœurs se rouvrir un chemin.
Quand tout, autour de lui, l'anime et le seconde, Il n'est pas de sujet que sa main ne féconde; Comme l'eau de la source, il doit croître à son tour, Enrichi du tribut des ruisseaux d'alentour.
Aux vers que l'on rejette avec trop d'amertume Il faut que, de nouveau, le siècle s'accoutume.
Source : Gallica

Florimond Levol Fleurs de toutes les saisons : poésies (1865)

Près du fat qui vous lorgne et du sot qui sourit, On n'ose vraiment pas avoir tout son esprit.
Dans vos réunions c'est l'âme qui s'épanche, La saillie est plus vive, et la gaîté plus franche; Un seul mot, un éclair, y fait naître souvent Et les vers du poëte et l'œuvre du savant.
Le talent sans appui meurt dans la solitude.
Près de vous du travail il reprend l'habitude ; Vous lui rendez sa force et son activité; Il vous porte les fruits de sa fécondité, Il vous doit son bonheur et sa gloire première, C'est en vous l'empruntant qu'il répand la lumière
Source : Gallica

Florimond Levol Fleurs de toutes les saisons : poésies (1865)

Phidias fait régner aux murs du Capitole Le Jupiter qui sortit de ses mains ; C'est de Mars, leur plus chère idole, Que le chantre d'Hector va parler aux Romains; Et s'il est encore une gloire Pour un peuple sans liberté, Des lauriers paternels le Grec déshérité Obtient sur ses vainqueurs sa plus belle victoire.
Éprise de ses chants, Rome adoucit ses fers, Et brille par les arts d'une splendeur nouvelle; Mais si jamais sa chute étonne l'univers, C'est qu'elle aura cessé de leur être fidèle, C'est que les arts, proscrits par des tyrans pervers, N'auront plus de pouvoir sur elle!
Source : Gallica

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