François de La Place, Leçons françaises de littérature et de morale… (1820)
“ Mais trop heureux aussi qui suit les douces lois Et du Dieu des troupeaux, et des Nymphes des bois ! La pompe des faisceaux, l'orgueil du diadème, L'intérêt dont la voix fait taire-Je sang même, De l'Ister conjuré les bataillons épais, îlome, les Rois vaincus, ne troublent point sa paix; Auprès de ses égaux passant sa douce vie, Son cœur n'est attristé de pitié ni d'envie. Jamais, aux tribunaux, disputant de vains droits, La chicane pour lui ne fit mugir sa voix : Sa richesse, c'est l'or des moissons qu'il fait naître ; Et l'arbre qu'il planta chauffe et nourrit son maître. ”
