Effroi

Définition et enjeux

Portrait de Amable Tastu Amable Tastu,  Album poétique des jeunes personnes… (1854)

“ L'effroi suspend ses pas, l'effroi les précipite ; Il appelle : l'écho redouble sa frayeur ; De sinistres pensers viennent glacer son cœur.
L'astre heureux qu'il regrette a mesuré dix heures Depuis qu'il est errant dans ces noires demeures.
Ce lieu d'effroi, ce lieu d'un silence éternel, En trois lustres entiers voit à peine un mortel ; Et, pour comble d'effroi, dans cette nuit funeste, Du flambeau qui le guide il voit périr le reste.
Craignant que chaque pas, que chaque mouvement.
En agitant la flamme, en use l'aliment, Quelquefois il s'arrête et demeure immobile.
”
Source : Gallica

Portrait de Ludwig von Döderlein Ludwig von Döderlein,  Manuel de synonymie Latine (1865)

“ L’effroi, horror, et l’épouvante, formido, naissent d’une émotion vive et subite qui accable l’esprit en lui présentant des images pénibles, des visions affreuses et qui le rend incapable de se raisonner : mais formido, l’épouvante, exprime directement un état de l’âme, ὀῤῥωδία ; horror, l’effroi, n’exprime que la manifestation de cet état lorsqu’il se révèle par des cheveux qui se dressent, par des yeux égarés, etc., comme φρίκη. Tac. H. IV, 46. Metus per omnes ac præcipua Germanici militis formido. La crainte partout, l’épouvante au plus haut chez les troupes de Germanie.
Vereri.
”
Source : Gutenberg

Concert du roi au Louvre : soirée du 6 mai 1841 (1841)

“ De noirs pressentimens mon âme intimidée, De sinistres terreurs est sans cesse obsédée : Le jour blesse mes yeux et semble s'obscurcir ; J'éprouve l'effroi des coupables, Je crois voir sous mes pas la terre s'entr'ouvrir Et l'enfer prêt à m'engloutir Dans ses abîmes effroyables. ”
Source : Gallica

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