Victor-Marie Hugo,
Les Vierges de Verdun
“ Retirez-vous : rentrez dans les sombres abîmes... Ah ! que me montrez-vous ?... quels sont ces trois tombeaux ? Quel est ce char affreux surchargé de victimes ? Quels sont ces meurtriers tout couverts de lambeaux ? J’entends des chants de mort ; j’entends des cris de fête. Cachez-moi le char qui s’arrête !... Un fer lentement tombe à mes regards troublés ; J’ai vu couler du sang... Est-il bien vrai, parlez, Qu’il ait rejailli sur ma tête ? Venez-vous dans mon âme éveiller le remord ? Ce sang,... je n’en suis point coupable ! Fuyez, vierges ”
