Auguste Génin,
Vers pour elle : 1883-1906
(1913)
“ Sur ma tombe languit un dernier chrysanthème, Et je me sens pourrir dans mon cercueil de bois, Sans qu'aucun des amis que j'avais autrefois Se soit agenouillé sur la plaque de pierre Qui recouvre le lit où dort mon coeur glacé; Ni pleurs, ni souvenirs, ni regrets, ni prière ; Ah! je suis oublié pour toujours dans ma bière : Rien, dans le tombeau noir, ne suit le trépassé! ”
