Jules-Berlioz d' Auriac, Rayon de Soleil
“ Les deux premiers guerriers qui s’avancèrent tombèrent lourdement sous le feu des deux fugitifs : l’un avait la poitrine trouée par la balle de Niniotan ; l’autre, la tête fracassée par celle d’Oonomoo. Alors, laissant tomber son fusil inutile, le Huron se redressa devant sa femme, tenant d’une main le tomahawk, de l’autre, le couteau. C’était un spectacle terrible : tout autour, la meute hurlante des Shawnees dont le cercle se rétrécissait ; au milieu, le brave fugitif ferme comme un rocher, les pieds dans le sang répandu par ses blessures, mais toujours redoutable. ”
