Jules-Berlioz d' Auriac

Résumé

Jules-Berlioz d' Auriac Rayon de Soleil

Les deux premiers guerriers qui s’avancèrent tombèrent lourdement sous le feu des deux fugitifs : l’un avait la poitrine trouée par la balle de Niniotan ; l’autre, la tête fracassée par celle d’Oonomoo. Alors, laissant tomber son fusil inutile, le Huron se redressa devant sa femme, tenant d’une main le tomahawk, de l’autre, le couteau.
C’était un spectacle terrible : tout autour, la meute hurlante des Shawnees dont le cercle se rétrécissait ; au milieu, le brave fugitif ferme comme un rocher, les pieds dans le sang répandu par ses blessures, mais toujours redoutable.
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Jules-Berlioz d' Auriac Rayon de Soleil

On n’avait jamais pu lui persuader d’être indifférent en présence d’un Shawnee, le fils détesté d’une tribu qui avait anéanti la famille d’Oonomoo, et avait dispersé au vent les cendres du Wigwam où il était né.
Aussi l’intérieur de sa case était-il tout enguirlandé d’innombrables chevelures scalpées sur les guerriers de cette peuplade : mais au moins on pouvait lui rendre cette justice qu’il n’avait jamais scalpé un Blanc ; il en était venu, même, à promettre de ne toucher à la chevelure d’aucun autre Indien ; mais, pour les Shawnees, il n’avait jamais voulu entendre raison.
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La prisonnière ne pût retenir une exclamation joyeuse.
— Dites-lui que je ne suis point blessée et que j’ai bon espoir, du moment qu’il s’occupe de me sauver : recommandez lui bien de ne s’exposer à aucun danger témérairement.
— Aucun danger ! répéta Vanderbum ; mais il ne vit que de ça ! Il serait mort d’ennui au bout de huit jours s’il lui fallait se priver de danger ! mais c’est son rêve, son existence, sa passion, le danger !
— Oui, oui, je sais que c’est un brave, un indien au cœur droit ; il est grandement estimé des frères Moraves. Il n’hésite jamais devant le péril.
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