Gustave Aimard,
Rayon-de-Soleil
(1866)
“ Que Niniotan attende le retour d'Oonomoo, alors il marchera avec lui sur le sentier de guerre. La joie de l'enfant ne saurait se décrire : ses yeux noirs lancèrent des éclairs ; un sang généreux colora ses joues brunies ; d'un bond il s'élança en pleine eau, emmenant avec la rapidité d'une flèche le léger canot qui tremblait sous l'aviron. Oonomoo ne jeta même pas un regard en arrière ; il redevenait le guerrier vigilant et sévère. Après avoir retiré son embarcation des arbres où il l'avait cachée, il reprit sa silencieuse navigation sur le lac marécageux. ”
