Gustave Aimard,
La Loi de Lynch
“ Ellen, je suis un misérable, indigne d’un dévouement comme le vôtre. — Calmez-vous, mon père, je vous en prie ; je n’ai pas faim ; je vous le répète, une nuit est bientôt passée, et demain, comme vous me l’avez dit, nous verrons ; mais d’ici là, j’en ai la conviction, Dieu nous viendra en aide. — Dieu ? s’écria le squatter en grinçant des dents, encore ce mot ! — Dieu ! toujours Dieu ! mon père, répondit la jeune fille avec exaltation, l’œil étincelant et la lèvre frémissante ; Dieu, toujours, car, si indignes que nous soyons de sa pitié, il est bon ; il ne nous abandonnera peut-être pas. ”

