Gustave Aimard,
L’Aigle noir des Dacotahs
“ L’œil de l’Aigle-Noir est perçant, ses pieds légers, son cœur ne connaît ni la pitié ni la crainte. — Et vous, Waupee ? — Le Grand-Esprit me conduira. La pauvre Indienne a risqué sa vie pour vous sauver : vous ne l’oublierez pas... Au même instant Waupee tressaillit comme si un serpent l’eût piquée, et, sans prononcer une parole, disparut dans le fourré. Abandonnée à elle-même, Esther demeura immobile et incertaine pendant quelques secondes ; puis elle s’enfuit vers le camp avec la rapidité d’une biche effarouchée. ”
