Bénédict-Henry Révoil,
À travers les prairies. Les Peaux-rouges de l'Amérique du Nord…
(1876)
“ On y marche sur un sol dur et sonore, crevassé de toutes parts par l'ardeur du soleil. Ailleurs s'étendent à perte de vue des champs couverts d'une herbe pâle, dont le feuillage cendré n'offre aux regards qu'une fatigante monotonie. En certains endroits cette herbe est si épaisse, et pousse ses jets avec tant de force, que c'est à peine si un homme à cheval peut se tirer du milieu de ses tiges entrelacées. Cette triste plante du Désert se nomme l'armoise, espèce de sauge sauvage, qui a fait donner par les chasseurs, à la terre qui la produit, le nom de prairie des sauges. ”
