Résumé

Portrait de Bénédict-Henry Révoil Bénédict-Henry Révoil À travers les prairies. Les Peaux-rouges de l'Amérique du Nord… (1876)

On y marche sur un sol dur et sonore, crevassé de toutes parts par l'ardeur du soleil. Ailleurs s'étendent à perte de vue des champs couverts d'une herbe pâle, dont le feuillage cendré n'offre aux regards qu'une fatigante monotonie. En certains endroits cette herbe est si épaisse, et pousse ses jets avec tant de force, que c'est à peine si un homme à cheval peut se tirer du milieu de ses tiges entrelacées. Cette triste plante du Désert se nomme l'armoise, espèce de sauge sauvage, qui a fait donner par les chasseurs, à la terre qui la produit, le nom de prairie des sauges.
Source : Gallica

Portrait de Bénédict-Henry Révoil Bénédict-Henry Révoil À travers les prairies. Les Peaux-rouges de l'Amérique du Nord… (1876)

En traversant d'épais buissons, à soixante mètres de là, je vis, à mon grand étonnement, le puma en sortir par l'extrémité opposée. En quelques bonds il traversa le lit desséché d'une rivière qui traversait la vallée. Aussitôt que le grand chien molosse qui m'accompagnait l'eut aperçu, il le prit sans doute pour un cerf et se lança à sa poursuite en criant à pleins poumons.
Tout-à-coup un des Indiens qui m'avait suivi me cria que le puma revenait sur nous. Ne voulant pas, sans doute, exposer sa vie, le péone se jeta au plus épais d'un fourré de ronces et de lianes.
Source : Gallica

Portrait de Bénédict-Henry Révoil Bénédict-Henry Révoil À travers les prairies. Les Peaux-rouges de l'Amérique du Nord… (1876)

En revenant au camp, il rencontra une troupe de six chevaux qui se dirigèrent immédiatement vers la rivière. Il les suivit sur l'autre rive, y laissa son fusil, et mettant son cheval au galop, regagna bientôt les fugitifs. Il essaya d'en prendre un, mais le lariat tomba sur une oreille et l'animal put s'en débarrasser sans peine. Les chevaux montèrent d'un trait une colline ; il la monta sur leurs talons et tout-à-coup il vit leurs queues relevées en l'air, ce qui montre qu'ils sont prêts à se plonger dans un précipice. Il n'était plus temps de reculer; l'élan était donné : vaincre ou mourir!
Source : Gallica

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