Bénédict-Henry Révoil

Bénédict-Henry Révoil

Résumé

Portrait de Bénédict-Henry Révoil Bénédict-Henry Révoil Voyage en Amérique ; Les chasseurs de bisons… (1884)

Puis, il reprend sacourse impétueuse et se rapproche du chasseur immobile et silencieux, qui, le coeur palpitant d'émotion, tient sa carabine prête à faire feu. L'animal s'arrête encore une fois, l'arme s'abaisse, le coup part, et la balle vient frapper, en pleine poitrine, le cerf qui bondit dans les efforts convulsifs d'une ultime agonie.
Certes, l'émotion d'une pareille chasse récompense amplement le chasseur de cet affût solitaire pendant lequel il a compté les heures.
La chasse aux torches ou au feu, comme on l'appelle quelquefois, est une autre manière de tuer les cerfs.
Source : Gallica

Portrait de Bénédict-Henry Révoil Bénédict-Henry Révoil Voyage en Amérique ; Les chasseurs de bisons… (1884)

Quel que soit l'animal qui va devenir la proie du cougard, élan, cerf, antilope ou buffalo, il accourt au-devant du danger, rempli de confiance, sans soupçonner la présence de son ennemi. Dès qu'il est à portée, le pauvre quadrupède sent tout à coup une masse qui lui tombe sur les épaules, et des griffes acérées qui s'implantent autour de son cou: la terreur lui donne des forces, il fuit, il s'élance au milieu des plus épais canniers, des ronciers les plus inextricables, dans l'espoir de se débarrasser ainsi de cette étreinte cruelle.
Source : Gallica

Portrait de Bénédict-Henry Révoil Bénédict-Henry Révoil Voyage en Amérique ; Les chasseurs de bisons… (1884)

Une poêle à frire munie d'une longue queue est, comme nous l'avons déjà dit, ce qu'il y a de mieux pour cet usage.
On allume donc les pommes de pin dans la poêle : si elles sont bien sèches elles jettent une clarté brillante qui éclaire la forêt dans une circonférence de cent mètres. Le cerf, effrayé ou animé par un motif de curiosité, approche à portée de fusil ; ses deux yeux brillent comme des charbons ardents, c'est ce qui le fait découvrir par le chasseur, qui, visant l'animal entre ces deux globes étincelants, lâche la détente de son arme et l'abat d'un seul coup.
Source : Gallica

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