Maurice Magre, Le mystère du tigre (1927)
“ Je reconnais le tapir comme étant celui qui m’a appartenu à ses rayures en zigzag, à sa queue trop courte, à son nez trop long, à ses oreilles bordées de blanc. Il me regarde avec ses petits yeux latéraux qui sont remplis de mélancolie. Il n’y a pas de tapirs à Java. Celui-là a dû errer à travers la forêt, longer la rivière, plonger dans ses eaux, car il est un peu amphibie, dans l’espoir de rencontrer une créature faite à son image, avec une épaisse peau comme la sienne, une queue minuscule, un nez mobile et trop long. ”
