La férocité désigne une force intense, souvent associée à la cruauté ou à la violence, qui traverse les œuvres littéraires et philosophiques. Dès le XVIIIe siècle, des auteurs comme Sade ou Zola l’explorent comme une manifestation de l’instinct animal ou de la déshumanisation sociale, tandis que Flaubert la dénonce comme un signe de l’âme humaine déchirée.
Angélique Arnaud y voit une déviation morale, et Gabriel Ferry souligne son éveil collectif dans les masses. Cette notion, liée à la cruauté, au tigre ou à l’hyène, révèle une tension entre le naturel et le civisme, comme le montrent les textes analysés.