T. Suzanne, Mes délassements scolaires, poésies… (1851)
“ ÉMILE. Oh ! sous ce coup fatal mon cœur est abattu : J'ai parlé, j'ai prié. l'on repousse ma flamme. Mme JOSEPH. Pauvre enfant ! mais pour toi n'est-il donc qu'une femme ? ÉMILE. Une seule , une seule!. oh ! quand chargé d'ennuis, De chagrins vers rongeurs de mes jours, de mes nuits, Je livre au doux zéphir qui traverse la plaine Mou cerveau , tout en feu, qu'enivre son haleine ; Quand, fatigué du jour, par la fièvre affaibli, Dans la brise un moment je retrouve l'oubli, C'est elle que je vois, c'est sa touchante image Qui se penche vers moi pour me donner courage. ”
