Mme Fornier de Clausonne, Les Géorgiques du Midi : poème en quatre chants… (1862)
“ Que pour mieux ressentir ces déplaisirs amers, Ces tourments, cette inquiétude, Ce mortel abandon qui de tout l'univers Fait une vaste solitude? Que dis-je? Ah ! de vos maux n'aigrissez point l'excès : Quelque perçants que soient les traits Du sombre ennui qui vous dévore, Songez qu'à votre sort encore Un reste de bonheur doit être rallié ; Que si le Ciel de votre vie Frappa la plus chère moitié, A vos vœux tout entière il ne l'a point ravie : Songez qu'elle se reproduit Dans cette fille digne d'elle, Dont le cœur, par sa voix, par son exemple instruit, Si tendrement vous la rappelle. ”
