Auguste de Labouïsse-Rochefort, Les Amours ; à Éléonore, recueil d'élégies… (1817)
“ Les vers légers de l'aimable Catulle, Les vers plaintifs du sensible Tibulle Auraient tous à l'envi célébré tant d'appas. Je le sens, je n'ai pas leur sublime génie. Oui, je prélude encore aux jeux de l'harmonie , Je ne le sais que trop : mais qu'importe à mon cœur Que sur le Parnasse on m'ignore ? Je soupire après le bonheur, Et j'ai tout, si j'obtiens la main d'Éléonore. La gloire vaudrait-elle un instant de plaisir? De chagrins, de regrets, elle est trop tôt suivie ; Mais, quand l'amour est pur, il sait braver l'envie, Et ne craint pas le repentir. ”
