Résumé

Trambly Les Passe-temps, ou Macédoine poétique… (1840)

Plutus enivre avec son or; L'Amour, dans son malin essor, Avec deux beaux yeux, un sourire, Met tout l'univers en délire; Quant à ce dieu dont l'heureux don De nos coteaux fait la richesse, C'est avec le vin d'un flacon Que la main du Plaisir nous verse, Qu'il nous fait perdre la raison.
J'ai de cette dernière ivresse Célébré la folle gaîté : De mes chants agréez l'hommage !
Si j'eusse, en vous voyant, chanté Les charmes, l'esprit qu'en partage
Vous reçûtes jadis des Cieux, Mes vers, alors, plus gracieux, Auraient peut-être l'avantage De faire délirer les Dieux.
Source : Gallica

Trambly Les Passe-temps, ou Macédoine poétique… (1840)

Tu préfères l'onde en furie, Qui soudain grossit les torrens Et, dans sa course vagabonde, Menace d'ébranler le monde !
0 ma Muse ! change de ton !
Renonce au luxe, à la magie De ce fastueux Apollon Dont je te vois enorgueillie, Et du gracieux Hamilton Recherche l'aimable abandon, Qui convient mieux à ton génie !
Laisse l'aigle altier des déserts Monter au-dessus de la nue, Pour parcourir, l'aile étendue, La haute région des airs!
Au vol de l'oiseau du bocage Mesure l'essor de tes jeux : On craint moins la foudre et l'orage En restant éloigné des Cieux.
Source : Gallica

Trambly Les Passe-temps, ou Macédoine poétique… (1840)

Partout il répand la lumière Que si pure il reçoit des Cieux, Qui se reflète tout entière Sur ses écrits ingénieux.
Un rayon du feu qui l'enflamme Fait de ma lyre éclore un son : C'est le soleil donnant une ame Au granit glacé de Memnon.
De même, son brûlant génie A fait germer ce JOCELYN, Qui sait, par des flots d'harmonie, Nous attacher à son destin.
Avec art, Poète! tu changes Ton langage mélodieux ; Laurence dit comme les Anges, Et Jocelyn comme les Dieux.
Ravi, toujours le cœur devine, S'il est de célestes concerts, Que la lyre de Lamartine Vient de soupirer quelques airs !
Source : Gallica

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