Jules-Antoine Paulin,
Poésies fugitives : écrites au château de Saint-Léger
(1875)
“ Si l'on aime à mon âge Il faut pour être sage Laissant parler les fleurs, n'envoyer qu'un bouquet. A Mme E. F. EN REMERCIEMENT DE SON BOUQUET POUR LA SAINT-CHARLES, FÊTE DE MON FRÈRE. Madame, On voit dans votre flore Comme aux beaux jours d'été En tous les temps éclore Et se développer dans leur tendre beauté Le réséda, l'œillet, la rose et l'anémone : Pourquoi tant de richesse en ce joli jardin! Je le dirai : c'est que votre goût féminin, A su les réunir, et tresser la couronne Que parfume la fleur De l'éternel printemps qui vit dans votre cœur. ”
