Résumé

Nicolas Martin Poésies complètes... (3e édition fort augmentée… (1847)

Et si mon chant est doux, louez-en maint oiseau Dont ce chant ne fut que l'écho.
LOUISE.
DEUX MUSES.
La poésie et toi, deux Muses que j'adore, Illuminent mon cœur comme une double aurore.
Deux Muses, qu'ai-je dit? La poésie et toi, Miracle de l'amour! N'en sont qu'une pour moi.
L'idéal, poursuivi par l'artiste en délire, La douceur du regard, la grâce du sourire, La noblesse de l'âme et ce parfum du cœur Qu'exhale la bonté, cette céleste fleur, Et ce son de la voix, musique naturelle,
C'est toi, c'est toi, Louise !
Source : Gallica

Nicolas Martin Poésies complètes... (3e édition fort augmentée… (1857)

Et toi, poëte jeune et déjà taciturne, Penses-tu qu'en scellant sur un tombeau ton urne, L'urne des chants divins faite pour embaumer, Tu seras plus pieux qu'en la laissant fumer ?
Crois-moi, reprends ton luth mouillé d'un pleur fidèlr, Et voue à l'espérance une corde nouvelle.
LE POÈTE.
Quand l'arbuste, au printemps si vert, Si mélodieux sous la brise, Se glace aux baisers de l'hiver Dont l'aile pesante le brise, Le son qui de ses flancs meurtris Sort, même sous la molle étreinte
Et l'haleine des mois fleuris, N'est plus un chant, mais une plainte.
Source : Gallica

Nicolas Martin Poésies complètes... (3e édition fort augmentée… (1847)

Que de fois j'ai construit, aux poétiques heures, Mon idéal Eden sur tes rives meilleures !
Terre de l'espérance et de l'antique foi, Allemagne, Allemagne, oh! mon cœur est à toi.
Et je pensais : Pourvu qu'en ce paisible asile J'eusse la Rible, Homère et le tendre Virgile !
Ces livres suffiraient à mon cœur ; car là-bas La nature dirait ce qu'ils ne disent pas.
La nature y médite en sa beauté pâlie, L'inspiration sort de sa mélancolie ;
Et je recueillerais dans l'urne de mes chants Sa rosée, et ses fleurs, et ses secrets touchans.
Source : Gallica

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