Jean-Baptiste Gindre de Mancy, Les Échos du Jura, par M. G. de Mancy… (1841)
“ Alors, ô vierge pure, ange de l'espérance, Ma sœur en poésie et ma sœur en souffrance, Si j'entends tout à coup résonner votre voix, Comme un souffle embaumé qu'au désert on aspire, Comme le chant plaintif de l'oiseau qui soupire, Le soir, au fond des bois. Mon cœur ému soudain se calme aussi ; l'orage En larmes s'y résout comme un léger nuage ; A l'amour, au bonheur, il s'ouvre, ranimé; Et je sens que la vie est douce à qui vous aime, Douce à qui, plus heureux qu'on ne l'est au ciel même, De vous serait aimé. ”
