Adolphe Jouy de Veye

Résumé

Adolphe Jouy de Veye Voix de la solitude. Tome 1 (1891)

Et j'exhale à ses pieds l'hymne de délivrance, Faite d'accents d'amour, d'espoir et de douleur. Et moi, qui blasphémais ta juste Providence, Mon destin, quel qu'il soit, je l'accepte, Seigneur.
C'est qu'en toi la beauté, la divine harmonie,
L'idéal tel que l'art n'en a jamais rêvé,
Et la charité même, et la gloire infinie,
Le vrai, le beau, le bien, Seigneur, j'ai tout trouvé!
Nature, affections, vierge et muses si belles, Que résume en lui seul l'éternel infini, Vous êtes un reflet des beautés immortelles, L'idéal et le pur, mais au rayon terni.
Source : Gallica

Adolphe Jouy de Veye Voix de la solitude. Tome 1 (1891)

Mais qu'ils sont imposants, grandioses, divers, Ces lieux où la nature achève l'univers! D'un peu de terre enfin l'Eternel créa l'homme. Le grand oeuvre accompli, tour à tour il le nomme : De l'astre au noir colosse au ciron de carmin, D'origine immortelle est le langage humain. Or, l'homme s'endormit au sein de la nature, Et Dieu près de son coeur forma la créature, Doublant son être même : être nouveau, si cher Qu'il le lui donne, ainsi que la chair de sa chair. Grâce exquise et beauté, de vous le Ciel fit Ève ! Et le réveil d'Adam lui semble encore un rêve.
Source : Gallica

Adolphe Jouy de Veye Voix de la solitude. Tome 1 (1891)

Avec l'apôtre obscur, désormais, quelle foule Suit le transfiguré, dont la splendeur refoule
La nuit de l'erreur sur ses pas! Que d'âmes à sauver, du couchant à l'aurore, A garder, à chérir ! mais, tous les jours encore,
Vers Dieu ne les guide-t-il pas?
C'est le vieillard rempli d'austère expérience;
C'est l'enfant dont le coeur s'entr'ouvre à l'espérance,
Comme à la brise une fleur d'or; C'est le riche et le pauvre, et la mère et la fille, Qu'autour du bon pasteur, douce et noble famille,
Troupeau fidèle, il groupe encor.
Toujours sa charité nous semble inépuisable.
Source : Gallica

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