Georges Ista,
Par un beau dimanche
“ Eudore vivait dans l’auberge comme un soudard en pays conquis, buvant comme un trou, mangeant comme un ogre, ne touchant à rien que pour briser ou méfaire, rinçant la dalle à tous les mauvais sujets de la contrée, faisant fuir la plupart des clients sérieux, tant il les traitait avec ironie et sans-gêne, et rossant imperturbablement sa femme dès qu’elle essayait de le contrecarrer en quoi que ce fût. Du reste, gai comme un pinson et chantant toute la journée, sans même s’interrompre quand le souci de son bien-être l’obligeait à épousseter à coups de pied les jupes de Séraphie. ”
