François-René de Chateaubriand,
Les martyrs ; Essai sur la littérature anglaise…
(1860)
“ L'ange l'abandonne à ce premier effet du poison éternel et vole a la demeure où gémissait Hiéroclès. D'un coup du glaive du Seigneur, il flétrit les flancs du ministre impie. A l'instant une hideuse maladie, dont Hiéroclès avait puisé les germes dans l'Orient, se déclare. L'infortuné voit une lèpre épaisse couvrir tout son corps; ses vêtements s'attachent à sa chair comme la robe de Déjanire ou la tunique de Médée. Sa tête s'égare ; il blasphème contre le ciel et les hommes, et tout à coup il implore les chrétiens, pour le délivrer des esprits de ténèbres dont il se sent obsédé. ”
