Hiéroclès

Définition et enjeux

Portrait de François-René de Chateaubriand François-René de Chateaubriand Les martyrs ; Essai sur la littérature anglaise… (1860)

L'ange l'abandonne à ce premier effet du poison éternel et vole a la demeure où gémissait Hiéroclès. D'un coup du glaive du Seigneur, il flétrit les flancs du ministre impie. A l'instant une hideuse maladie, dont Hiéroclès avait puisé les germes dans l'Orient, se déclare. L'infortuné voit une lèpre épaisse couvrir tout son corps; ses vêtements s'attachent à sa chair comme la robe de Déjanire ou la tunique de Médée. Sa tête s'égare ; il blasphème contre le ciel et les hommes, et tout à coup il implore les chrétiens, pour le délivrer des esprits de ténèbres dont il se sent obsédé.
Source : Gallica

Portrait de François-René de Chateaubriand François-René de Chateaubriand Les martyrs ; Essai sur la littérature anglaise… (1860)

Le préfet de Rome, qui favorisait secrètement cette scène afin de perdre Hiéroclès, était auprès de Galérius; il interroge le peuple :
« Que voulez-vous de la justice d'Auguste?
— Vieillard, réponds ! » s'écrie la foule.
Démodocus prend la parole :
« Fils de Jupiter et d'Hercule, divin empereur, aie pitié d'un père qui réclame sa fille; Hiéroclès l'a renfermée dans ton palais : tu la vois échevelée à ce portique auprès de son ravisseur; il veut faire violence à une prêtresse des Muses; je suis moi-même un prêtre des dieux : protège l'innocence, la vieillesse et les autels. »
Source : Gallica

Portrait de François-René de Chateaubriand François-René de Chateaubriand Les Martyrs, ou Le triomphe de la religion chrétienne… (1810)

« Tu m'as mal compris, s'écrie Hiéroclès, le cœur palpitant de jalousie et de colère. Tu me parles trop de cet homme plus horrible à mes yeux que cet Enfer dont me menacent tes Chrétiens. L'amour que tu lui portes est l'arrêt de sa mort. Pour la dernière fois, sache à quel prix je laisserai vivre Eudore : il meurt, si tu n'es à moi. » La réprobation parut toute entière sur le visage d'Hiéroclès. Un sourire contracte ses lèvres, et des gouttes de sang tombent de ses yeux.
La Chrétienne, qui jusqu'alors avoit été
frappée de terreur , se sentit soudain relevée par le coup qui devoit l'abattre.
Source : Gallica

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