Lèpre

Définition et enjeux

Portrait de Philippe Panneton Philippe Panneton,  L’héritage

“ Il savait cependant qu’elle existait dans les Îles Bienheureuses ; et que près de Papeete, en Tahiti, tout un canton, celui d’Orofara, était le domaine des lépreux. La lèpre ! Le mal effroyable dont la touche change les hommes en monstres et ne les tue enfin qu’après les avoir atrocement mutilés. La lèpre ! Être lépreux, voir chacun de ses doigts mourir l’un après l’autre et se détacher comme un fruit gâté, puis les bras se rogner, le visage gonfler comme celui d’un noyé tandis que le nez, les paupières, les lèvres tombent en pourriture ; la peau qui se couvre de croûtes hideuses. ”
Source : Wikisource

Démétrius Alexandre Zambaco Pacha,  Voyages chez les lépreux, par le Dr Zambaco Pacha… (1891)

“ Néanmoins, le peuple a une telle frayeur de la lèpre qu'il ne voudrait pas traverser de suite la rue dans laquelle viendrait à passer un lépreux! Et pourtant ils ne manquent pas de les coudoyer chaque jour aux églises, aux marchés, aux cafés, partout enfin, souvent à son insu, mais parfois aussi en toute connaissance de cause. ”
Source : Gallica

Albert Germeau,  La Réforme en 1560 ou Le tumulte d'Amboise scènes historiques (1829)

“ Mais est-il vrai, monsieur le Curé, qu'on ne meurt pas de la lèpre ?
LE CURÉ.
Non, mes enfans, on n'en mourrait pas quand même on l'aurait : mais la lèpre si commune autrefois surtout parmi ceux qui avaient offensé le Seigneur, est presque inconnue à présent, surtout dans ce pays. D'ailleurs si le Roi avait la lèpre, il aurait plus besoin de bon air et d'une saine nourriture que du sang de vos enfans.
MARGOT.
Pourtant, monsieur le Curé, je vous jure
qu'on voit dans nos campagnes beaucoup d'hommes à mauvaise figure qui disent qu'ils cherchent des enfans pour guérir le Roi.
”
Source : Gallica

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