Henri-Marcel Fay

Résumé

Henri-Marcel Fay Histoire de la lèpre en France… (1910)

Le fait que le témoignage d'un cagot, si amoindri fut-il, était reçu, est propre à lui faire refuser les qualités susdites qui ne pouvaient que le mettre dans l'incapacité de paraître. Mais si l'on considère que quoique libre, quoique vassal du seigneur, le cagot béarnais n'en jouissait pas moins de droits limités par des incapacités, que d'autre part il paraît certain qu'au xme siècle les cagots des pays limitrophes ne pouvaient pas témoigner, on ne s'étonnera pas qu'en Béarn on ait songé à amoindrir un droit que d'autre part on ne pouvait honnêtement refuser complètement.
Source : Gallica

Henri-Marcel Fay Histoire de la lèpre en France… (1910)

La vallée d'Argelès, celle de TAspe, celle de la Nive, et certains coins des Landes, non seulement ont conservé jusqu'à nos jours le souvenir du mal arabe, mais encore leurs populations a gardé le type ethnique de ses ancêtres les Sarrasins. L'Espagne, où le Musulman vécut plusieurs siècles, a plus encore souffert de la lèpre que la France, car non seulement elle nourrit aujourd'hui encore, en certaines de ses provinces, l'endémie, mais encore elle est depuis longtemps le centre d'où la maladie est partie pour envahir la Turquie, la Grèce et l'Algérie.
Source : Gallica

Henri-Marcel Fay Histoire de la lèpre en France… (1910)

Tout possesseur d'un fief roturier pouvait vendre son fief; il en est de même de toute espèce de tenancier ou propriétaire. Ce droit est une preuve de la condition franche du tenancier. Il est donc intéressant de noter que les cagots achetaient, vendaient, ou donnaient leurs biens. Les actes que nous avons sous les yeux montrent que non seulement les ventes ou achats pouvaient se faire de cagot à cagot, mais encore de cagot à l'homme sain; ce dernier point laisse entendre que les tenures de nos parias n'étaient pas entachées de la même ignominie que leur possesseur.
Source : Gallica

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