Résumé

Eugène Jarry Notes et documents sur la Maladrerie… (1920)

Tandis qu'en 1451, à Fribourg, on chasse du territoire le lépreux qui se marie ou qu'à Lille on l'exclut à jamais de la léproserie, à Orléans, le 6 mai 1450, nous avons le contrat de mariage d'un lépreux ; et ce n'est qu'un exemple entre plusieurs. Ce jour-là Henri Le Fièvre, natif de Guillerville en Beauce, lépreux, demeurant à la Maison-Peinte, promet d'épouser Jeannette, veuve de Simon de Lyonart, de la paroisse d'Ormes. Il lui constitue un marc d'argent de douaire s'ils n'ont pas d'enfants ; s'ils en ont, la constitution de douaire sera nulle (2) . Fut-il exclu de S. Ladre? On l'ignore.
Source : Gallica

Eugène Jarry Notes et documents sur la Maladrerie… (1920)

S. Ladre répliquait que le revenu de l'hôtel ne dépassait guère cent livres et que ce procès n'avait pour but que d'étayer un autre procès pendant à Orléans ; que les gens de l'hôtel se comportaient très honnêtement; que la ville était limitée par les murailles et qu'il était constant que les lépreux des faubourgs étaient envoyés à la Maison Peinte (on pourrait en nommer trois) (1) . Porcher demeure hors des barrières, il n'est même pas des faubourgs, et, si on l'acceptait, plus de vingt-six malades exigeraient leur admission.
Source : Gallica

Eugène Jarry Notes et documents sur la Maladrerie… (1920)

L'official d'Orléans, l'élu Fr. Vaillant, lieutenant du prévôt et commissaire royal pour la réformation et la visite des hôpitaux et maladreries du duché, et le procureur du Roi Escoréol, accompagnés d'une délégation d'échevins, vinrent interroger les malades et, quinze jours plus tard, rendirent (1) une ordonnance réglant le régime intérieur de l'hôtel S. Ladre de la façon suivante :
Chaque jour tout malade devait recevoir un pain de 36 onces (2) bien cuit et d'aussi bon froment que celui des religieux : on cuira deux fois par semaine (3) .
Source : Gallica

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