Pierre Bertet

Résumé

Pierre Bertet La Lèpre en France (1911)

MM. Zarir-baco-Pacha et Bruno-Chaves qui étaient présents, firent le diagnostic de lèpre. Mais l'examen bactériologique du liquide d’un vésicatoire (procédé de Kalindero) fut négatif. Or, en 1895, M. du Castel présentait à nouveau à cette société sa malade. L’affection avait évolué et présentait, au point de vue clinique, un syndrôme correspondant à peu près à la syringomyélie. M. Darier fit l’examen bacté-riologique d’un fragment de peau enlevé par biopsie et il constata la présence du bacille de Hansen. C’était donc bien un cas indubitable de « lèpre nostras » apparu en Normandie.
Source : Gallica

Pierre Bertet La Lèpre en France (1911)

II ne faut donc pas nous leurrer. La lèpre peut fort bien évoluer en France. Au moyen âge ne l’a-t-elle pas fait ?
Enfin, là encore l’observation nous apprend que cette contagion se produit sous nos yeux à Paris quotidienne-inent peut-être. Ôn a cité le cas d’une jeune fille de onze ans, qui contracta la lèpre à Paris. Elle habitait avec son père qui avait rapporté la maladie du Brésil et était née avant que son père ne fut malade. II s’agit donc là d un cas de contagion lèpreuse indiscutabïe survenu en France.
Source : Gallica

Pierre Bertet La Lèpre en France (1911)

Le bien-être social a augmenté la résistance des peuples. De p'us, Je service militaire obligatoire, en instituant une sorte de visite iriédicale pour tous les hommes du pays, a permis de sélectionner les sujets atteints.
Mais inversement d'autres facteurs très importants sont intervenus (que tous les auteurs ont signalés) et ’qui ont pour effet de faire réapparaître les grandes épidémies de lèpre.
Source : Gallica

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