Marcel Delamare

Résumé

Marcel Delamare Précis de prophylaxie pratique… (1894)

Pour les mères et pour les nourrices ignorantes, l'enfant se noue, a le carreau. Afin de le dénouer, afin surtout de le fortifier, on lui donne à manger de tout, qu'il ait des dents ou qu'il n'en ait pas. Plus l'enfant maigrit, plus on insiste sur ce régime pour lui donner de la force. Atteint d'une diarrhée incoercible, le nourrisson devient d'une maigreur effrayante, sa peau se ride, sa figure est celle d'un vieillard, son corps un véritable squelette. Presque toujours la mort vient terminer cette lente agonie. Tel est le résultat invariable de l'alimentation prématurée.
Source : Gallica

Marcel Delamare Précis de prophylaxie pratique… (1894)

Si le microbe du typhus n'a pas encore été découvert, il n'en est pas de même des causes prédisposantes. L'encombrement et l'infection du sol sont les deux grandes causes de l'origine du typhus qui, une fois né, répand la contagion. Pendant l'épidémie de Crimée, les médecins militaires qui soignèrent les malades atteints de typhus payèrent un lourd tribut à cette terrible maladie. Comme pour la fièvre typhoïde, le surmenage, la mauvaise alimentation, le froid préparent l'organisme à la réceptivité du germe du typhus.
Source : Gallica

Marcel Delamare Précis de prophylaxie pratique… (1894)

Les sécrétions pathologiques sont particulièrement dangereuses (desquamation, dans les fièvres éruptives ; expectoration, dans la diphtérie, la coqueluche, la phtisie pulmonaire ; flux diarrhéique, dans la fièvre typhoïde, -le choléra, la dysenterie et tout ce qui sort visiblement des malades) . «Ce sont ces sécrétions qu'il faut atteindre par l'antisepsie au moment même de leur apparition, si l'on veut faire toujours de la bonne et facile prophylaxie *. »
ISOLEMENT. — En ville, comme à l'hôpital, on isole le mieux possible les personnes atteintes d'affection contagieuse.
Source : Gallica

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