Guerre russo-ottomane de 1768–1774

Définition et enjeux

La prochaine Guerre ; par L. Seguin (1880)

C'est une redoutable ceinture que la Russie a autour d'elle. Et si, lorsque les Autrichiens entreront en Pologne, les Suédois débarquaient en Finlande, si les Roumains, pénétrant en Bessarabie, menaçaient Odessa que bloquerait une flotte ottomane, si les Turcs entraient en Circassie où ils rencontreraient bien des auxiliaires...
La Russie sait bien ce qu'il adviendrait; aussi s'efforce-t-elle de trouver des alliés qui puissent détourner sur eux-mêmes une partie des coups qu'elle se sent appelée à recevoir. Hier en coquetterie avec la France, elle tâche aujourd'hui d'amadouer l'Italie.
Source : Gallica

Portrait de Charles de Mazade Charles de Mazade Revue des Deux Mondes

C’est là en effet une des tactiques de la Russie dans ces négociations. C’est une de ses habiletés de représenter toutes les puissances comme étant dans une situation d’égalité vis-à-vis de la Turquie, et de se montrer préoccupée de l’indépendance ottomane. Si une puissante flotte russe est nécessaire dans la Mer-Noire, c’est pour garantir cette indépendance et en même temps l’équilibre de l’Europe ! En réalité cependant, on le sait bien, il n’y a nulle parité dans la situation de la Russie et celle des autres états de l’Europe vis-à-vis de l’empire ottoman.
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Document officiel Revue des Deux Mondes

Jusqu’à la complète évacuation du territoire occupé par les troupes russes, l’administration et l’ordre de choses qui y sont établis maintenant, sous l’influence de la cour impériale de Russie, y seront maintenus, et la Porte Ottomane ne pourra s’en mêler en aucune manière.
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