Armand Lefebvre

Résumé

Armand Lefebvre Revue des Deux Mondes

L’empereur Napoléon veut-il la paix, l’alliance et le maintien du système ? Je suis à lui aujourd’hui comme je n’ai cessé de l’être depuis quatre ans ; mais il faut que ce soit l’Angleterre qu’il menace, et non pas ses alliés. S’il veut la guerre, il la fera sans motifs, et il sacrifiera une alliance qu’il aurait dû apprécier davantage ; s’il faut nous défendre contre lui, nous nous battrons à regret ; mais nous et tous les Russes, nous mourrons, s’il le faut, jusqu’au dernier, les armes à la main, pour défendre notre indépendance.
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Armand Lefebvre Revue des Deux Mondes

L’empire ottoman n’existe plus guère, comme puissance publique, que dans sa capitale. C’est un corps épuisé dont la vie, se retirant des extrémités, s’est tout entière réfugiée au cœur. Constantinople frappé et soumis, toutes les résistances cèdent, tout tombe et se résigne, à moins qu’une grande force extérieure ne vienne tout à coup relever les courages abattus des Turcs et les délivrer de l’invasion ennemie. Cette grande force ne peut être que l’Autriche. Dans une guerre d’Orient, cette puissance est la seule qui soit en position d’attaquer promptement et avec succès la Russie.
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Armand Lefebvre Revue des Deux Mondes

Je veux l’alliance, et comme empereur de Russie et comme homme. On m’accuse de vouloir la guerre ; mais la guerre n’est-elle pas pour moi pleine de chances périlleuses, avec un rival tel que l’empereur Napoléon, et surtout dans l’état d’isolement de tous mes alliés naturels, où je me trouve par suite de ma fidélité à l’alliance ? Je demande qu’on réprime les passions soulevées du grand-duché de Varsovie, et que cet état désarme ; qu’on rétablisse le duc d’Oldenbourg dans sa principauté, l’inconvénient d’être enclavé dans l’empire français étant mille fois moindre que celui de perdre son état.
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