Résumé

Albert Maurin Galerie historique du Consulat et de l'Empire… (1844)

Cette fois-ci, l'empereur Alexandre Ier voulait sérieusement la paix. Ce jeune prince, que la fougue de l'âge, les jactances de ses généraux, bien plus que les combinaisons de la politique, avaient jeté dans la coalition, n'avait pas ses intérêts sur le même terrain que ceux de Napoléon. L'Orient seul, Constantinople et la Perse fixaient ses regards ; du moment qu'il se séparerait de l'Angleterre et qu'il renoncerait à se mêler des affaires de l'Europe centrale et méridionale, il était évident que l'empereur des Français lui livrerait la Sublime-Porte.
Source : Gallica

Albert Maurin Galerie historique du Consulat et de l'Empire… (1844)

Cette absence de civisme n'inquiète pas l'empereur, qui a appris, dans les camps, à estimer l'intervention des baïonnettes, la force brutale de la conquête, la situation matérielle d'un peuple, comme le dernier -mot de la puissance humaine. Avec une armée de six cent mille hommes, la plus aguerrie de l'Europe, il croit sa dynastie assise pour l'éternité sur le sol de la France, sans se douter que les institutions politiques créent les véritables nationalités, et que tout ce que l'homme d'État ou le conquérant ne fonde point sur ce terrain, est balayé par le premier vent d'orage.
Source : Gallica

Albert Maurin Galerie historique du Consulat et de l'Empire… (1844)

L'Angleterre, pour rendre inutiles les préparatifs de Boulogne, s'efforçait de rallumer sur le continent une guerre générale qui la délivrerait de la grande armée de descente. La Russie lui avait promis son concours; l'Autriche n'attendait qu'une occasion pour rompre avec-la France, et le cabinet Pitt ne perdait pas l'espoir d'entraîner - enfin la Prusse dans une dernière coalition. Napoléon, avant de relever le gant que l'Europe allait lui jeter encore une fois, voulut, par une démarche dont il prévoyait toute l'inutilité, satisfaire l'opinion publique qui demandait la paix.
Source : Gallica

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