Victor Auger

L'empereur (1853)

Résumé

Victor Auger L'empereur (1853)

Faut-il l'accuser s'il rêva le rétablissement de l'empire d'Occident? Oui, s'il avait sacrifié à cette idée le repos de la France ; mais 'l'Europe était bien décidée, elle l'avait prouvé par trois coalitions, à ne pas plus souffrir un premier Consul, un empire des Français qu'un empire d'Occident; si elle n'osait pas ouvertement refuser de traiter de la paix avec un Bonaparte, comme elle le fit au retour de l'île d'Elbe, au fond, son aversion était la même; et, en contractant une alliance, elle songeait aux moyens de la briser. Napoléon avait dit : « La révolution, c'est moi. »
Source : Gallica

Victor Auger L'empereur (1853)

L'ennemie implacable de la France, c'était l'Angleterre ; tant qu'elle ne l'aurait pas ou vaincue ou ramenée, son existence serait en danger; par ses intrigues et son argent, l'Angleterre armerait toujours l'Europe; et pas un traité de paix ne semblerait sérieux, tant qu'elle n'aurait pas signé le sien. On peut donc juger de la joie qui éclata en France, à cette nouvelle : « l'Angleterre ouvre des négociations; le peuple anglais souhaite la paix autant que la France. » Mais, pour que des négociations pussent aboutir, on savait qu'il fallait des démonstrations imposantes.
Source : Gallica

Victor Auger L'empereur (1853)

Ayant visité les canots, les Anglais avaient reconnu le bateau impérial, et commencé une attaque. Bonaparte, sourd aux prières des marins, marcha droit aux croisières anglaises, et reçut leur feu, avec autant de sang-froid qu'il avait reçu celui des Turcs et des Autrichiens. Les soldats, ravis, s'étaient écriés : « Il n'est donc pas plus difficile d'avoir du courage sur mer que sur terre ? » A Aix-la-Chapelle, où il avait trouvé Joséphine, à Mayence, partout enfin, il avait vu les esprits disposés à la guerre et pleins de confiance dans son issue.
Source : Gallica

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