Résumé

Les beautés de l'histoire de Napoléon Bonaparte… (1835)

Après avoir changé son titre de premier Consul à vie contre celui d'Empereur, Napoléon s'exprimait ainsi :
« Tout était précaire, dans le système du consulat , parce que rien n'y était à sa place. Il y existait une république de nom, une souveraineté de fait, une représentation nationale faible, un pouvoir exécutif fort, des autorités soumises, et une armée prépondérante.
» Rien ne marche dans un système politique où les mots jurent avec les choses; le Gouvernement se décrie par le mensonge continuel dont il fait usage : il tombe dans le mépris qu'inspire tout ce qui est faux et faible.
Source : Gallica

Les beautés de l'histoire de Napoléon Bonaparte… (1835)

Une idée profondément enracinée dans l'esprit de Napoléon, c'est qu'on voulait l'assassiner ou l'empoisonner ; son imagination en était frappée; il vit en Hudson-Lowe, le sicaire ou l'empoisonneur, dépêché par le ministère anglais pour accomplir et mettre à exécution ces projets de mort. Napoléon ne savait que trop que la morale des cabinets n'était pas la morale des chaumières, et que se défaire d'un souverain, dont la vie et les projets importunent et embarrassent, n'avaient jamais été un cas de conscience pour la politique anglaise.
Source : Gallica

Les beautés de l'histoire de Napoléon Bonaparte… (1835)

Sainte-Hélène, est l'histoire de la France elle-même ( 1 ) .
Dès son apparition sur la scène du monde, il commanda l'attention et l'intérêt de l'Europe entière, et jusqu'à son dernier jour, les peuples, les rois, la politique, la guerre, ont pâli près de lui, ou n'ont brillé que de ses reflets.
Dans aucun autre individu, les faiblesses inséparables de l'humanité n'ont été effacées par plus de gloire ; cette gloire appartient tout entière à la France ; elle est le patrimoine de ses héros ; ses faiblesses appartiennent au caractère de tous les hommes.
Source : Gallica

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